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Charleroi
Jean-Noël Gillard : "Nos électeurs en Wallonie, ce sont toutes les personnes qui peuvent se reconnaître dans un projet qui rassemble"
Le lundi 18 novembre 2019

Ce samedi 16 novembre, Jean-Noël Gillard, conseiller communal à Charleroi était l’invité de Sans langue de bois sur TéléSambre

Engagement en politique

Pour Jean-Noël Gillard, s’engager en politique part d’un constat : “On a connu quelques scandales à Charleroi. Quand je me suis engagé en politique, je ne me retrouvais pas dans les offres politiques traditionnelles proposées. Pourquoi ? Parce qu’elles étaient noyées dans la corruption. Selon moi, il fallait en tant que jeune génération se diriger vers une offre politique beaucoup plus saine. C’est pour cela que j’ai opté pour DéFI. Un parti dans lequel je me retrouvais et voulais évoluer. »

Mais ce n’est pas tout, le conseiller communal continue : “Il y avait autre chose qui me tenait fortement à cœur. J’ai toujours considéré que dans un État fédéral, les Wallons ont beaucoup été minimisé, presque humilié d’une certaine manière. Certaines politiques fédérales sont clairement menées au désavantage des Wallons. Je considère donc qu’il faut un parti qui défende les Wallons dans un espace francophone qui se fait respecter par l’État fédéral. Les Carolos et la défense de la dignité des Wallons, c’est ce qui a fait ma conscience politique et mon engagement politique. »

“Ce n’était pas une vocation”

Alors que de nombreux jeunes se détournent de la politique, Jean-Noël Gillard s’y lance à l’âge de 25 ans. “Ce n’était pas une vocation parce que je ne m’attendais pas à faire de la politique à proprement parler. J’ai simplement toujours été quelqu’un de particulièrement engagé. J’ai toujours voulu donner mon avis et agir pour une cause. Depuis que j’ai commencé, je n’y voit que le sentiment d’utilité. Par mon action, en quoi puis-je être utile à la société ? »

Mener une opposition constructive

DéFI n’a que deux élus sur 51 à Charleroi et pour Jean-Noël Gillard, il n’est pas facile de peser sur les politiques menées. “Je ne vais pas le cacher, c’est compliqué. J’ai l’impression qu’à Charleroi, on a vécu sur des conservatismes politiques et on a appris à museler l’opposition. On a appris à faire en sorte que tous les avis ne soient pas entendu. Au niveau du conseil communal, ça se passe relativement bien mais notre message doit être porté avec plus d’offensive. Nous avons pris le pli de mener une opposition constructive. Certes, nous sommes dans l’opposition mais nous devons défendre le bien commun et l’intérêt général. Une opposition constructive ne veut pas dire être gnian-gnian et ne pas dire les choses. Ça veut dire, poser un constat, être critique mais toujours avoir un volet propositions. »

“Il n’y a pas de négativité dans notre message”

Alors que DéFI est encore trop souvent considéré comme un parti bruxellois, notre conseiller communal carolo explique : “Nos électeurs en Wallonie, ce sont toutes les personnes qui peuvent se reconnaître dans un projet qui rassemble. Quand on voit ce qu’il se passe dans le paysage politique classique, on se situe dans la radicalité, voir le radicalisme. Le message de DéFI, il n’est pas là. DéFI veut rassembler les gens. Nous voulons, par exemple, remettre de vrais processus de concertation entre entrepreneur et travailleur en place. Nous voulons mettre environnement et économie en parallèle parce qu’il n’y a pas d’antagonisme entre les deux… Dans notre message, il n’y a pas de négativité. »

Ouvrir le parti à la société civile

Une des volontés de DéFI est de s’ouvrir davantage à la société civile. “DéFI croit en son projet wallon. Une façon de le faire évoluer est d’ouvrir le parti à la société civile, à des associations, à des commerçants, à des enseignants… qui peuvent se dire à un moment que le message de DéFI les intéresse et qu’ils peuvent le faire évoluer et grandir avec nous. »

Présidence de DéFI

Un des enjeux de la prochaine élection à la Présidence de DéFI est la gestion de “l’après Olivier Maingain”. Pour Jean-Noël Gillard, cette « passation de pouvoirs” est une bonne chose et va apporter un renouvellement au sein du parti. “Ces débats démocratiques internes et l’élection d’un ou une nouvelle Président(e) est une bonne chose. L’enjeu est de voir comment DéFI va continuer à vivre au travers de ses différentes personnalités. Et ce, à tous les niveaux et dans les deux régions, wallonne et bruxelloise. De mon côté, j’y travaille au niveau local. »

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